Ce placement risqué impose de ne pas avoir besoin de son argent à moyen terme.
Les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) permettent d’accéder au marché des sociétés innovantes, cotées ou non, dans un cadre fiscal favorable. Comme pour les Sicav, l’investissement est accessible avec un montant faible et votre épargne est pilotée par un professionnel. Un pourcentage d’au moins 60 % de l’actif doit être investi dans des PME innovantes. Elles doivent soit obtenir le label délivré par l’agence Oseo Anvar, soit consacrer un tiers de leur chiffre d’affaires à la recherche. Il n’existe aucune contrainte sur le solde du portefeuille (40 %), placé le plus souvent en Sicav monétaires, obligataires ou en actions.
Le capital est-il garanti ?
Non. Il s’agit d’un placement dans des entreprises dont les innovations ne sont pas toujours couronnées de succès. En outre, la mortalité des PME est plus élevée que celle des grandes entreprises.
L’argent est-il disponible ?
Non. Ces produits sont très difficiles à céder avant leur terme. Du reste, pour conserver les avantages fiscaux, vous devez garder le fonds au moins cinq ans. Seuls les cas de décès, invalidité ou licenciement du porteur de parts ou de son conjoint soumis à imposition commune ne viendront pas remettre en cause l’avantage fiscal.
Combien ça rapporte ?
Seuls les meilleurs vous permettront de doubler votre mise, sans tenir compte de l’avantage fiscal. Mais le résultat final dépendra de plusieurs éléments. Un, le millésime du fonds et l’environnement boursier sur la période. Exemple : certains fonds de 2001, arrivés à échéance, ont permis de dégager une plus-value proche de 6 % par an, hors avantage fiscal. Deux, la sélection des établissements innovants. Trois, la politique suivie sur le quota libre. A noter : en raison des règles applicables au non coté, la valorisation du fonds ne prend de véritable sens qu’à l’approche du terme.
Quelle est la règle fiscale ?
A l’entrée, l’avantage fiscal permet de réduire ses impôts, l’année suivant la souscription, de 25 % de son investissement, pris en compte dans la limite de 12 000 euros pour un célibataire et de 24 000 euros pour un couple. Cette réduction d’impôt est cumulable avec celle accordée aux fonds d’investissement de proximité (FIP) à condition de faire deux opérations distinctes. Attention, les FCPI entrent dans le calcul du plafond global des niches fiscales, égal à 25 000 euros majorés de 10 % du revenu imposable.
Au bout de cinq ans, la plus-value est exonérée, mais est soumise aux 12,1 % de prélèvements sociaux. Enfin, certains FCPI donnent droit à une réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune. Elle s’établit à 50 % des sommes investies, mais est plafonnée à 20 000 euros.
Où souscrire ?
La centaine de FCPI constitués chaque année sont accessibles auprès de réseaux bancaires, de conseillers en gestion de patrimoine ou de plates-formes Internet spécialisées telles que best-fcpi.com, mes-fcpi.fr, boursorama.com, hedios.com ou haussmann-patrimoine.fr.